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  • Les origines antiques des Gascons

    Les origines antiques des Gascons

      Genèse et évolution du peuple gascon du haut Moyen âge au XVIIe siècle

    site:https://ml.revues.org/287

    Les origines antiques des Gascons

    Guilhem Pépin

     

    1 César, Guerre des Gaules, tome I (Livre I-IV), éd. L.-A. Constant, Paris, 1926, pp. 2-3.

    2 Comprendre ici dans le sens « habitants de la péninsule ibérique ». Bien sûr, les Aquitains ne form (...)

    3 Strabon, Géographie, tome II (Livres III et IV), éd. F. Lasserre, Paris, 1966, p. 120.

    4 C[anton de] Barbazan, arr[ondissement de] St-Gaudens, dép[artement de] Haute- Garonne.

    5 Sur la langue aquitaine, consulter Gorrochategui (J.), Estudio sobre la onomástica indígena de Aqui (...)

    2Il est bien connu que notre région entre dans l’histoire avec la Guerre des Gaules, le fameux récit de César écrit vers -52 av. J-C, où il distingue les Aquitains des Gaulois ou Celtes et des Belges : « Tous ces peuples diffèrent entre eux par la langue, les coutumes et les lois. Les Gaulois sont séparés des Aquitains par la Garonne […] L’Aquitaine s’étend de la Garonne aux Pyrénées et à la partie de l’océan qui baigne l’Espagne »1. Au début du Ier siècle ap. J-C le géographe grec Strabon nous donne quelques précisions supplémentaires sur cette population en se basant sur les écrits de son prédécesseur Posidonius (vers 135 av. J-C – vers 50 av. J-C) : « Certains auteurs ont divisé la Celtique en trois parties et nommé, outre les Celtes, les Aquitains et les Belges. Ils considèrent les Aquitains comme formant un peuple absolument à l’écart, en raison non seulement de sa langue, mais aussi de son apparence physique, et ressemblant plutôt aux Ibères2 qu’aux Gaulois. Les autres, au contraire, sont gaulois d’aspect… »3. L’étude des témoignages épigraphiques trouvés à St-Bertrand-de-Comminges4 démontre sans conteste que la langue particulière de ces Aquitains était un ancêtre du basque actuel5.

    6 Les racines de l’Aquitaine, éd. L. Maurin, J.-P. Bost and J.-M. Roddaz, Talence, 1992, pp. 35-26, c (...)

    7 Fabre (G.) et Bost (J.-P.), « Aux origines de la province de Novempopulanie : nouvel examen de l’in (...)

    3Après la conquête romaine de –56 av. J-C, l’Aquitaine devint une province romaine s’étendant schématiquement de la Garonne aux Pyrénées. Cependant, très rapidement, elle va changer de physionomie puisque l’empereur Auguste décida de lui adjoindre vers –16 av. J.-C. les régions situées entre la Loire et la Garonne habitées par des peuples celtes et elle changea quelque peu de nom en s’appelant la province d’Aquitanique6. Dans cette « grande Aquitaine » d’entre Loire et Pyrénées, les Aquitains originels étaient minoritaires et ont sans doute difficilement ressenti cette situation. Dans le contexte de divisions des grandes provinces romaines à la fin du IIe et au début du IIIe siècle ap. J-C, il n’est donc pas étonnant de trouver les Aquitains originaux demander à l’empereur de les « séparer des Gaulois », comme cela est rapporté par le témoignage épigraphique de l’inscription d’Hasparren7.

    8 Donc, lors de la création de cette province, à la fin du IIesiècle ou au début du IIIesiècle, l’a (...)

    9 Cette région est alors divisée entre Aquitaine première (cités de Bordeaux, de Saintes, de Poitiers (...)

    4Curieusement, la nouvelle province prit le nom de Novempopulania (« Province des neuf peuples »)8, laissant celui d’Aquitanique ou d’Aquitaine aux terres d’entre Garonne et Loire9 . Dès lors, et cela jusqu’au XIIe siècle, le nom Aquitaine ne s’appliquera qu’à ce dernier espace, quel que soit sa situation politique. À partir du XIIe siècle, le nom Aquitaine et son exact synonyme populaire Guyenne (provenant de la forme « Aguiaine ») vont être appliqués également à la Gascogne, puisque les ducs d’Aquitaine dominaient la Gascogne mais ne portaient plus le titre de duc-comte de Gascogne. À partir de cette époque, la Gascogne fit donc partie d’un ensemble plus vaste appelé Guyenne (ou Aquitaine). Et ce n’est qu’à partir du milieu du XVIIe siècle que l’on distingua une province de Gascogne et une province de Guyenne.

    10 Pour une synthèse consulter Collins (R), « The Basques in Aquitaine and Navarre: problems of fronti (...)

    11 Le nom latin de Vascones ou Uascones provient probablement de la racine basque eusk qui a donné par (...)

    12 Sayas (J. J.), Los Vascos en la antigüedad, Madrid, 1994. Et Segura Munguia (Santiago), Mil años de (...)

    13 Grégoire de Tours, Histoire des Francs, traduite du latin par Robert Latouche, tome II, Paris, Les (...)

    5Après la fin de l’Empire romain, cet espace fut rattaché au royaume des Francs à la suite de la défaite des Wisigoths (507). À la fin du VIe siècle survient un événement d’une portée considérable pour l’histoire de la Novempopulanie : l’arrivée des Vascons10 . Ces derniers sont des bascophones11 originaires de la Navarre et de l’Ouest de l’Aragon qui portent cette dénomination depuis l’Antiquité12 . Les Vascons sont mentionnés au Nord des Pyrénées pour la première fois en 587 : « Les Vascons, dévalant de leurs montagnes, descendent dans la plaine, dévastant vignes et champs, incendiant les maisons, emmenant en captivité plusieurs personnes avec leurs troupeaux. À plusieurs reprises, le duc [franc] Austrovald marcha contre eux, mais il ne tira d’eux qu’une vengeance insuffisante »13.

    14 Les raisons de cet expansionnisme agressif vascon nous sont totalement inconnues par manque de sour (...)

    15 In Frédégaire, Chronique des temps mérovingiens. Traduction, introduction et notes par O. Devillers (...)

    16 Eauze est capitale de la Novempopulanie depuis la création de cette province au début du IIIesiècl (...)

    17 Frédégaire, ibid., pp. 142-143, ch. 54. Eauze était la capitale de la Novempopulanie depuis le Bas (...)

    18 Frédégaire nomme pour la première fois la Novempopulanie du nom de Wasconia lors de son récit de sa (...)

    6Les Vascons font régulièrement des expéditions punitives en Novempopulanie14après 587 si bien qu’en 602 les rois francs Théodebert II et Thierry II mènent une armée contre eux et arrivent à leur imposer un duc nommé Génialis basé à Bordeaux15. Des élites aquitano-romaines de Novempopulanie tels que les évêques d’Eauze16 pactisèrent avec les Vascons et furent exilés à la suite des accusations portées par Aighyna, le duc saxon de Bordeaux en 62617. Peu à peu, les Vascons dominent militairement et politiquement la vaste région comprise entre les Pyrénées et la Garonne. Vers 630, la Novempopulanie change de nom pour devenir la Wasconia18. La réalité de la domination vasconne en Novempopulanie nous est inconnue, mais le fait que les habitants de la Novempopulanie aient adopté si rapidement le nom de Wascones démontre sans doute qu’ils étaient proches culturellement, si ce n’est encore linguistiquement, des Vascons

  • Les Gascons et les Basques médiévaux : liens et différences

    Les Gascons et les Basques médiévaux : liens et différences

     

    Guilhem Pépin

    Les Gascons et les Basques médiévaux : liens et différences

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    Un problème terminologique se pose au sujet de la signification de ce nouveau nom. Comment doit-on traduire les mots latins Wascones19 et Wasconia20 ? Par Basques et Pays Basque ou par Gascons et Gascogne ? Il est en fait totalement impossible au haut Moyen-Age de distinguer dans les sources des Basques et des Gascons. Il faut donc choisir, comme beaucoup d’historiens l’ont fait, les termes de Vascons et de Vasconie, véritables décalques du latin. La distinction entre Basques21 et Gascons n’est clairement faite dans les textes qu’à partir du XIe siècle22 . Des recherches récentes tendent à prouver que le gascon – du latin comportant un substrat basque – existait déjà au VIe siècle ap. J-C23. Au XIe siècle, la limite linguistique entre le gascon et le basque suivait dans les grandes lignes celles des XIXe-XXe siècles, même si quelques zones « frontalières » qui étaient gasconophones lors des deux derniers siècles (ex : Guiche et les alentours de la future bastide d’Hastingues), devaient être alors bascophones. Dans l’état actuel de nos connaissances, il est absolument impossible de connaître et donc de décrire les modalités du passage du basque au gascon et la progression spatiale de ce dernier face au basque entre le VIe et le XIe siècle.

    24 Pérez Agorreta (M. J.), Los Vascones : el poblamiento en época romana, Pampelune, 1986.

    25 Voir Larrea (J. J.), La Navarre du IVe au XIIe siècle, Paris-Bruxelles, 1998, p. 131 : « Au Moyen  (...)

    26 Jusqu’au XIe siècle, époque de l’apparition des langues vulgaires romanes dans les écrits, nous ne (...)

    27 L’auteur poitevin du cinquième livre du Codex Calixtinus, improprement appelé de nos jours guide du (...)

    8Il faut maintenant préciser ce que l’on entendait par Basques aux XIe et XIIesiècles. Les Vascones originaux provenaient essentiellement de la future Navarre et de l’ouest du futur Aragon24, mais l’expansion en Novempopulanie (fin VIe – VIIe siècle) avait également étendu ce vocable aux habitants de cette dernière province. Un phénomène quelque peu parallèle à la perte du nom « aquitain » par les Aquitains originaux s’était ensuite passé dans la Vasconia originelle (Navarre et ouest de l’Aragon) : aux XIe et XIIe siècles les Vascons originaux avaient cessé d’employer le terme de « vascon » pour se désigner en tant que peuple. Désormais pour eux, les Vascons étaient le peuple qui habitait le duché de Vasconia outre- Pyrénées, soit le duché de Gascogne (IXe-XIesiècle)25 . C’est au sein de cet ensemble politique que la différence de langue distingua les Gascons des Basques à partir du nom commun latin Wascones (ou Vascones)26 , si bien que l’on différenciait au XIe siècle une Gasconia et une Basconia, qui étaient toutes deux réunies au sein du duché-comté de Wasconia ou Vasconia27.

    28 Larrea, ibid., p. 133 : « Par ailleurs, si les habitants — ou les dirigeants — de la vieille Novemp (...)

    29 Ainsi le Poitevin auteur du Livre V du Codex Calixtinus le reconnaissait dans Le guide du Pèlerin, (...)

    30 Le royaume de Pampelune, appelé déjà populairement « de Navarre », ne devint officiellement « royau (...)

    31 Andere Auria Acenariz de la localité d’Olza (située à l’ouest de Pampelune, à proximité) donna en 1 (...)

    32 En basque moderne, il existe les noms « Euskaldun » ou « Euskalduna » (le nom varie selon les régio (...)

    9Donc, aux XIe–XIIe siècles, les Basques en tant que peuple, étaient seulement constitués des populations bascophones appartenant à l’entité politique nommée duché de Vasconia, soit celles peuplant le Labourd, la future Basse-Navarre et la Soule28. Au niveau linguistique, tout le monde reconnaissait que ces Basques partageaient la langue basque avec la grande majorité des Navarrais qui habitaient au sud des Pyrénées29. Mais la distinction, commune à l’époque, entre Basques et Navarrais provenait d’un phénomène politico-institutionnel et non d’un phénomène linguistico-culturel. Les Navarrais avaient perdu, semble-t-il, leurs noms originels de « Vascons » parce que leur entité politique fut désignée par eux comme « royaume de Pampelune » puis « royaume de Navarre »30, et jamais comme « royaume de Vasconie » ou « royaume des Vascons ». Le Guipuscoa, l’Alava et la Biscaye, bien qu’aussi peuplés de bascophones, connaissaient alors le même phénomène : ses habitants se désignaient comme Guipuscoans, Alavais et Biscayens. Il semble toutefois que les bascophones de ces régions étaient toujours désignés à l’occasion comme des Bascones, comme en 1085 ceux de la région située à l’ouest de Pampelune31 , mais cette dénomination ne concernait plus que les seuls locuteurs de basque32 et non l’ensemble de la population.

    33 In Archivo general de Navarra (1349-1387). II. Documentacion real de Carlos II (1362-1363), éd. Rui (...)

    34 López de Ayala (P.), « Crónica del rey Don Enrique segundo de Castilla » in « Crónica de los reyes (...)

    35 Ou tierra d’Ayllent Puertos, Aillient Puertos ou Aillend Puertos suivant les documents. Cela donner (...)

    36 Les « ports » étant les passages traversant des cols dans les Pyrénées.

    37 Voir Herreros Lopetegui (S.), Las tierras navarras de Ultrapuertos (siglos XII-XVI), Pampelune, 199 (...)

    38 Cette dénomination existait déjà au XIIe siècle (av. 1134) en latin puisque l’auteur poitevin du li (...)

    39 La première mention de ce nom de « Basse-Navarre » date de 1577. Sa première utilisation dans la Na (...)

    40 Le duc d’Albe envahit la Navarre en 1512 pour le compte du roi Ferdinand le Catholique, mais il lai (...)

    10Le Labourd et la Soule resteront institutionnellement attachés à la Gascogne jusqu’en 1789, mais ce ne fut pas le cas de la région autour de St- Jean-Pied-de-Port et de St-Palais qui fut annexée au royaume de Navarre à l’extrême fin du XIIe siècle (à partir de 1189-1194) et au début du XIIIe siècle. Pourtant le roi de Navarre Charles II précisait encore en 1363 qu’il était allé en février 1362 « en Gascogne » quand il s’était rendu uniquement à Saint-Jean-Pied-de-Port33. Pedro López de Ayala plaçait également cette dernière ville en Gascogne dans sa chronique sur Henri II de Castille34 . Cette aire fut désignée régulièrement par les Navarrais en tant que tierra d’Ayllend Puertos35, qui fut également appelé surtout à partir du XVe siècle la tierra d’Ultra-Puertos (la terre d’Outre-Ports36). Aux XVe et XVIe siècles, les Navarrais qualifièrent cette même région du nom populaire de tierra de Bascos (ou de Vascos), en abrégé Bascos, soit la « terre des Basques »37, expression également appliquée régulièrement par les Gascons dès la seconde moitié du XIVe siècle pour ce même espace groupé avec le Labourd et la Soule (terra de Bascos)38 . Le nom de Basse-Navarre39 ne se substitua à celui de « terre d’Outre-Ports » qu’assez longtemps (1577) après la conquête de la Navarre localisée au sud des Pyrénées par les troupes castillanes et aragonaises (en 1512)40, mais cette aire fut dénommée d’abord royaume de Navarra deça ports puisque vue dorénavant du Béarn et non de la Haute-Navarre. Pour terminer sur ce point, il faut remarquer que les Gascons se sont définis comme tels non pas uniquement à cause de leur langue (le gascon) mais aussi et surtout à cause de leur appartenance politique pluriséculaire au duché-comté de Vasconia. Cela nous montre que les faits politico-institutionnels primaient le plus souvent sur les faits linguistico-culturels pour engendrer l’identité d’un peuple médiéval

  • De L'influence Du Dialecte Gascon Sur la Langue Française

    De L'influence Du Dialecte Gascon Sur la Langue Française

    Il fut un temps ou le Gascon était roi !

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